# Comprendre les tests de fuite DNS et dépannage DNS-DoT et DNS-DoH

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- Published: 2025-04-15T18:21:30+02:00
- Author: nam1962

À lire avant de tester vos fuites DNS Ce tuto sert à vérifier une configuration DNS déjà installée. Si vous n&rsquo;avez pas encore mis en place votre pile DNS locale, commencez par l&rsquo;un de ces guides : Installer Pi-hole et Unbound avec Docker pour gérer les publicités et les requêtes DNS en DoT Installer Pi-hole avec DNS-over-HTTPS et DNSCrypt-Proxy sous Docker Basculer facilement entre vos deux stacks DNS DoT et DoH Ensuite seulement, utilisez les tests de fuite DNS : sinon vous risquez d&rsquo;interpréter de travers un résultat qui vient en réalité du navigateur, du cache DNS, ou d&rsquo;une stack qui n&rsquo;est pas celle que vous pensiez utiliser. Après avoir configuré vos systèmes DNS sécurisés, vous voudrez naturellement vérifier qu&rsquo;ils fonctionnent correctement. Voici quelques précisions importantes : 1. Les tests de fuite DNS peuvent être trompeurs Si vous utilisez des outils comme dnsleaktest.com, ipleak.net ou browserleaks.com/dns, vous pourriez être surpris de voir apparaître Google, Cloudflare, Quad9, votre FAI ou un autre opérateur, même avec une configuration DoT ou DoH qui fonctionne. Explication technique : ces tests ne montrent pas toujours « le DNS que vous avez configuré » dans votre système. Ils montrent surtout les résolveurs récursifs qui interrogent les domaines uniques générés par le test. Autrement dit, si vous utilisez Pi-hole avec Unbound en récursif, le résultat ne sera pas le même que si Pi-hole transmet à Cloudflare, Google, Quad9 ou un autre résolveur. Et si votre navigateur utilise son propre DNS chiffré, il peut contourner complètement votre configuration locale. C&rsquo;est particulièrement important avec Firefox, Chrome, Chromium, Brave, Edge, Vivaldi et autres navigateurs modernes : ils peuvent avoir une option « DNS sécurisé », « Secure DNS », « DNS via HTTPS » ou équivalent. 2. Avant tout test : désactiver le DNS propre au navigateur Si vous voulez tester votre configuration locale (Pi-hole, Unbound, DNSCrypt-Proxy, DoT ou DoH local), commencez par désactiver le DNS chiffré intégré au navigateur. Sinon, le navigateur peut passer par son propre résolveur et fausser vos tests. Firefox Chemin : Paramètres → Vie privée et sécurité → DNS via HTTPS → Désactivé Selon les versions, l&rsquo;option peut aussi apparaître sous le nom « Activer le DNS sécurisé avec » ou « DNS via HTTPS ». Le but est simple : Firefox ne doit pas choisir lui-même Cloudflare, NextDNS ou un autre fournisseur pendant que vous testez votre pile DNS locale. Google Chrome / Chromium Chemin : Paramètres → Confidentialité et sécurité → Sécurité → Utiliser le DNS sécurisé → Désactivé Chrome et Chromium peuvent utiliser un DNS sécurisé au niveau du navigateur. Si cette option est activée, votre test DNS reflète Chrome, pas forcément votre système. Microsoft Edge Chemin : Paramètres → Confidentialité, recherche et services → Sécurité → Utiliser le DNS sécurisé → Désactivé Edge étant basé sur Chromium, le comportement est proche de Chrome : si le DNS sécurisé est activé, Edge peut contourner votre résolution DNS locale. Brave Chemin rapide : brave://settings/security → Utiliser le DNS sécurisé → Désactivé Brave peut lui aussi utiliser son propre DNS sécurisé. Pour tester Pi-hole, Unbound ou DNSCrypt-Proxy, désactivez cette option. Vivaldi Chemin : Paramètres → Réseau → DNS Lookup Over HTTPS → Désactivé Vivaldi permet de choisir un fournisseur DoH. Pour un test local propre, désactivez cette fonction ou vérifiez qu&rsquo;elle ne remplace pas votre résolveur système. Opera / Opera GX Opera étant basé sur Chromium, cherchez « DNS sécurisé », « Secure DNS » ou « DNS over HTTPS » dans les paramètres avancés de confidentialité ou de sécurité. Règle simple : si vous voulez tester votre DNS local, le navigateur ne doit pas utiliser son propre DoH. 3. Comment vérifier que votre configuration fonctionne réellement La véritable confirmation est visible dans vos logs et dans vos tests locaux, pas uniquement dans les sites de fuite DNS. Pour voir ce qui se passe côté conteneurs : # Pour voir les requêtes côté Pi-hole docker logs pihole # Pour voir quels serveurs DNS sont utilisés par DNSCrypt-Proxy docker logs dnscrypt-proxy # Pour vérifier l'activité d'Unbound docker logs unbound Pour tester directement la résolution DNS locale : # Tester le DNS local sur le port 53 dig @127.0.0.1 dolys.fr # Tester Pi-hole depuis le réseau local dig @IP_DE_VOTRE_PIHOLE dolys.fr # Voir la réponse courte dig @127.0.0.1 dolys.fr +short Si votre pile est Pi-hole → Unbound, les logs de Pi-hole doivent montrer les requêtes client, et Unbound doit montrer la résolution attendue selon votre configuration. Si votre pile est Pi-hole → DNSCrypt-Proxy, les logs DNSCrypt-Proxy doivent montrer les résolveurs effectivement utilisés. 4. Outils de test recommandés Pour une vérification complète, utilisez plusieurs outils qui se complètent : IPLeak.net : vue d&rsquo;ensemble incluant IP, DNS et WebRTC. DNSLeakTest.com (test étendu) : vérification DNS approfondie. BrowserLeaks.com/dns : détails techniques sur le comportement DNS de votre navigateur. DNSLeakTest.org : confirmation supplémentaire. Interprétez les résultats avec prudence : si le navigateur a son DNS sécurisé activé, le test reflète le navigateur, pas forcément votre système. 5. Pour les puristes qui s&rsquo;interrogent sur Docker Certains puristes pourraient questionner l&rsquo;utilisation de Docker pour ces configurations DNS. Voici pourquoi c&rsquo;est un choix pratique : Isolation des dépendances : Unbound, Pi-hole ou DNSCrypt-Proxy ont leurs propres exigences qui restent isolées du système. Portabilité : même configuration sur Debian, Arch, EndeavourOS, Xubuntu ou presque n&rsquo;importe quelle distribution. Mises à jour simplifiées : images maintenues par des équipes spécialisées. Facilité de bascule : passer de DoT à DoH sans risquer de casser votre résolution DNS système. Reconstruction rapide : en cas de problème, tout peut être rétabli en quelques minutes. L&rsquo;overhead est négligeable pour ce type d&rsquo;application, et les avantages pratiques l&#8217;emportent largement. Si vous préférez une installation native, les configurations peuvent être adaptées : seuls les chemins et le mode de service devront changer. Conclusion Avant de conclure à une fuite DNS, vérifiez trois choses : le DNS sécurisé du navigateur est-il désactivé ? les logs de vos conteneurs confirment-ils le passage par votre pile DNS ? les tests donnent-ils les mêmes résultats sur plusieurs navigateurs ? Bonne navigation, libre et privée !
